Strict Standards: Only variables should be passed by reference in /var/www/vhosts/eda-lille.org/httpdocs/config/ecran_securite.php on line 225 Colloque du 4 décembre : L'implication des citoyens et des acteurs locaux dans les risques majeurs : La préparation du post-accidentel nucléaire - Environnement et Développement Alternatif

Accueil du site > Thèmes > Energie > Nucléaire > Colloque du 4 décembre : L’implication des citoyens et des acteurs (...)

Colloque du 4 décembre : L’implication des citoyens et des acteurs locaux dans les risques majeurs : La préparation du post-accidentel nucléaire

vendredi 6 novembre 2009 , par Anita Villers - envoyer l'article par mail - - fontsizeup fontsizedown

Pourquoi vouloir aborder cette question à Lille ? Y a-t-il des risques de radioactivité sur le territoire métropolitain ? Les Plans communaux de Sauvegarde en cours d’élaboration doivent-ils évoquer le risque nucléaire au-delà de l’éventualité d’un accident de transport ? Y a-t-il un risque accru du fait du vieillissement des centrales, de celle de Gravelines en particulier ?

Autant de questions que nous posent les représentants des Instances locales que nous avons rencontrées et bien sûr aussi les associations du réseau de la Maison Régionale de l’Environnement et des Solidarités à qui nous avons proposé une rencontre sur ce thème le 1er octobre dernier. Cette démarche était indispensable pour expliquer le projet et le replacer dans le contexte vécu par EDA depuis plusieurs années.

Nous comprenons tout à fait l’émotion suscitée par la découverte de problèmes rarement évoqués jusqu’à présent et les craintes de banaliser les effets d’un accident ne serait-ce qu’en se préparant à le subir.
S’il est certain que bon nombre de militants associatifs souhaitent, comme la plupart des membres d’EDA, une sortie du nucléaire la plus rapide possible, le risque d’un accident nucléaire reste d’autant plus inquiétant que durant les quatre années de notre participation aux rencontres organisées par l’Autorité de Sûreté Nucléaire, nous nous sommes aperçus que rien n’était structuré pour répondre à une telle probabilité ! Il s’agit donc d’anticiper une gestion qui pour le moment n’est pas du tout organisée sur les territoires concernés. Par manque total d’anticipation a minima les dégâts sur l’environnement et surtout les problèmes de santé de la population seraient encore davantage aggravés.

Dès 1990, EDA a été pionnière pour dénoncer le risque Santé/environnement lié à la pollution par les métaux lourds des sols autour du site Metaleurop mais surtout pour discuter avec tous les acteurs concernés. _ Les premières réunions ont aussi suscité beaucoup d’émotion et de réticences à « simplement en parler » et ce, aussi bien de la part des élus que des habitants qui craignaient de ce fait de voir l’image de leurs communes ternies. Quant aux ouvriers ils refusaient d’en parler de peur de perdre leur emploi. Mais, plusieurs années plus tard, les approches ont évolué : l’entreprise a fortement diminué les rejets, le préfet du Pas de Calais a prescrit un Plan d’Intérêt Général, la santé des enfants a été surveillée, la gravité du problème de pollution des sols a été « officiellement » révélée. Depuis, nous avons été sollicités maintes fois pour notre façon d’aborder la gestion de risques avec tous les partenaires concernés, pour notre capacité à faire des propositions et à oser des méthodes innovantes.

Il n’est pas surprenant que nous nous soyons intéressés à la question du risque nucléaire et plus particulièrement aux initiatives mises en place dès 2005 pour préparer une éventuelle gestion post-accidentelle la plus adaptée possible aux différents territoires français.
Chaque habitant réside à moins de 200 Km d’une centrale car la France est le seul pays faisant autant appel au nucléaire pour répondre aux besoins en électricité. Mettre à plat ce sujet à l’heure où les élus voient leurs responsabilités s’amplifier à propos de la gestion des risques dans le cadre de l’élaboration des Plans Communaux de Sauvegarde nous a semblé opportun même si la question est difficile à traiter.

Nous préparons cet évènement avec l’agence de communication Affaires Publiques et Camille Saïsset, journaliste scientifique, indépendante, préoccupée par l’impact des activités nucléaires. Ensemble nous avons préparé minutieusement le texte d’introduction au colloque. Chaque mot a été pesé compte tenu de la difficulté du sujet abordé et des réticences légitimes qu’il suscite.


Introduction de la journée du 4 décembre

Depuis 40 ans, les dirigeants français ont choisi la filière nucléaire pour assurer jusqu’à 80% des besoins en électricité du pays, ceci, dans un contexte d’armement nucléaire considéré comme dissuasif de toute attaque, donc de tout risque.
Pays le plus nucléarisé au monde, le risque est néanmoins présent au-delà de toute considération « pour ou contre le nucléaire ».
L’attentat du 11 septembre 2001 a obligé à repenser le risque nucléaire. L’Autorité de Sûreté Nucléaire s’est vu confier en 2005 la préparation d’une gestion post-accidentelle nucléaire, ce qu’elle a décidé de faire en s’appuyant sur le retour d’expérience de la catastrophe de Tchernobyl et en ouvrant le dialogue avec les acteurs du territoire.

C’est de l’implication de tous les acteurs dont il est question :

-  Les élus et les techniciens des collectivités : la gestion des risques technologiques est au cœur des préoccupations des Instances décisionnelles et se décline sous forme de plans divers.

-  Les habitants, premiers concernés, qui doivent être associés pour apporter leurs connaissances du terrain

-  Les associations, forces de propositions et fers de lance de la mobilisation des citoyens

-  Les acteurs de la prévention, de la santé, de l’environnement, de l’éducation...

L’association EDA participe aux travaux de l’Autorité de Sureté Nucléaire. S’associer à la réflexion, c’est vouloir apporter un point de vue citoyen pour prévoir la gestion d’une situation qui ne peut, en cas d’accident, qu’engendrer d’énormes problèmes humains et environnementaux.

Ce 4 décembre à Lille constitue le premier acte d’une co-construction d’un plan de prévention, à l’échelle de la région, d’un accident nucléaire potentiel.

Inscriptions (avant le 27 novembre 2009) :
- en renvoyant le bulletin d’inscription (téléchargeable en format pdf ci-dessous)
- en ligne en cliquant sur le lien:Colloque EDA

PDF - 120.6 ko
Programme Colloque 4 déc page 1
PDF - 99.1 ko
Colloque 4 déc programme pages 2 et 3
PDF - 47.3 ko
Colloque 4 déc bulletin d’inscription
Inscription obligatoire à retourner pour le 27 novembre 2009

Les actes de ce colloque sont consultables en ligne en cliquant sur le lien : Actes du colloque