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Actions menées par EDA à propos des sols pollués

Compte rendus - propositions - interventions

2007 , par Anita Villers - envoyer l'article par mail - - fontsizeup fontsizedown

1 - Espace biotique

L’association Espace biotique connaît quelques difficultés du fait des conséquences de la fermeture de l’entreprise Metaleurop. Les plantations « in situ » et surtout la recherche de méthodes pour extraire les métaux lourds dans les plantes récoltées ont été stoppées. C’est ce dernier « maillon » qui faisait l’objet de la convention signée en Préfecture en 2002 entre l’entreprise qui reconnaissait sa responsabilité de « pollueur » et l’association EDA. C’est 610.000 euros qui nous ont manqué pour rester pertinents et sans doute précurseurs.

Le manque de coordination entre les fonds reçus par la Région et la volonté politique à l’échelon des collectivités territoriales pour valoriser l’outil Espace biotique et sans doute le choix d’un chargé de mission pas assez offensif dans un contexte innovant et expérimental a contribué à fragiliser l’association. Le décès en juin 2007 de Christian Fagniard, élu local, coprésident de l’association Espace Biotique a contribué à déstabiliser une expérience innovante, peu soutenue sur le territoire. Certes l’association est en sommeil depuis 2006 mais la dépollution des sols par phytoremédiation connaît un intérêt croissant en France et dans le monde : nous étions précurseurs mais il nous faudrait pouvoir poursuivre !

Le concept Espace Biotique reste pertinent puisque en Métropole, sur le territoire d’Halluin il est repris pour lancer un pôle de recherche innovant à propos de la réhabilitation de sols pollués surtout par des dioxines mais aussi par des métaux lourds. N’est-ce pas là l’occasion de poursuivre nos recherches ?


2 - Halluin3R

Une nouvelle association vient de naître à Halluin : Halluin3R (recherche, réseau, requalification) et pour valider officiellement les initiatives menées depuis plus de trois ans par l’association EDA, il m’a été proposé de devenir Vice présidente, ce que j’ai accepté avec fierté. C’est à mes yeux une reconnaissance de la pertinence du travail initié par Danielle Poliautre et Christian Fagniard suite aux alertes de Gérard Debreyne il y a plus de 20 ans : le projet Halluin3R s’appuie entièrement sur le concept ESPACE BIOTIQUE. L’énorme différence c’est l’expression d’une volonté politique de créer un pôle de recherche s’appuyant sur un partenariat public/privé.

Pendant plus de trois ans, EDA n’avait eu de cesse d’organiser des rencontres entre décideurs politiques, chercheurs et organismes tels que l’ADEME, et le CNRSSP (Centre National Recherche Sites et SolsPollués). Le projet appelé Phytodiox n’a lui non plus pu aboutir faute de difficultés liées aux restructurations du pôle de recherche, de la réorientation du plan Etat région qui ne comporte pas de ligne budgétaire sols pollués pour les prochaines années. Mais... les efforts ne sont pas restés vains !

Sur le territoire d’Halluin, après la longue phase de concertation pour évaluer la faisabilité du projet en s’appuyant essentiellement sur l’expérience Espace biotique et les éléments du projet Phytodiox, la volonté politique existe : le laboratoire de l’Université de Gembloux (Belgique) représenté par Bruno Campanella, chercheur, les villes d’Halluin et de Menin (Belgique), mais aussi Triselec, Valnor, Réactif consultants, Espace Biotique et à titre personnel Paul Deffontaine et Michel Pirson sont, comme EDA, membres fondateurs de l’association Halluin3R.

Il s’agit de mener une recherche « in situ » de phytoremédiation à propos des dioxines et, à partir d’un potager expérimental, envisager la requalification de plusieurs hectares pour produire à terme, des légumes de qualité avec l’aide de jardiniers membres d’associations de réinsertion. Il s’agit de requalifier en hante qualité environnementale les bâtiments de l’ancienne ferme pour qu’ils soient le lieu d’accueil d’un futur pôle de recherche transfrontalier.

L’université de Gembloux (Belgique) nous renouvelle son intérêt pour le projet : Bruno Campanella assiste à nouveau aux réunions de concertation, de faisabilité, comme il l’avait fait régulièrement ces trois dernières années. Il avait largement contribué à la rédaction du projet appelé alors PHYTODIOX où seule la culture de courgettes sur sols à concentration de dioxines importante était envisagée.

Ses objectifs : mesurer le taux de transfert réel de 17 congénères (7 PCDDs et 10 PCDFs) d’un sol contaminé de manière historique et homogène vers les parties aériennes de trois variétés de courgettes - étudier les mécanismes de mobilisation et d’absorption des dioxines dans la rhizosphère en conditions de terrain.

La littérature et ses propres essais laissent supposer que des champignons ayant la capacité de dégrader la lignine peuvent également dégrader les dioxines présentes dans un sol. Une nouvelle orientation de ses recherches, s’adaptant aux projets Trame Verte de la Métropole prévoyant des plantations d’arbres pour reboiser le territoire pourrait fort à propos contribuer à amplifier les pistes de recherche ??

L’incinération produit bien sûr aussi des rejets de métaux lourds et il est envisagé de poursuivre les recherches initiées sur le site de Metaleurop en poursuivant l’expérience de phytoremédiation et surtout en trouvant des partenaires pour mener à terme l’extraction des métaux lourds des plantes. Le Groupement d’Intérêt Scientifique qui vient de se créer à Douai, regroupant nos anciens partenaires est favorable à une rencontre dès septembre 2007 pour examiner à nouveau les pistes potentielles.

Cela nous redonne espoir et dynamisme pour poursuivre une action initiée par la seule volonté de bénévoles à un échelon local mais dont la portée est d’envergure internationale tant les objectifs à atteindre sont ambitieux ! Initier une reconquête de sols est indispensable pour préparer une nouvelle qualité de vie d’habitants victimes des conséquences de pratiques industrielles des 19 et 20ème siècles et ce, pour le long terme, partout sur la Planète, dès que possible.


3 - Pratiques agricoles

Elles font l’objet de toutes nos attentions et nous n’avons de cesse de nous intéresser aux impacts des phytosanitaires, pesticides, engrais mais aussi aux conséquences de l’érosion des sols liée aux labourages précoces avec de gros engins, à la suppression des fossés, de zones humides, de haies bocagères etc...

Adhérents de l’ ARTAC (Association pour la Recherche Thérapeutique Anticancéreuse) nous participons aux conférences traitant des dangers des molécules chimiques. Nous avons soutenu les actions pour amplifier le rôle de la Directive REACH (interdiction de molécules dangereuses). Nous militons pour stopper les essais en plein champ des OGM (Organismes Génétiquement Modifiés) Membres du Conservatoire des Sites Naturels, nous veillons à la préservation de mares, de prairies humides, des habitats indispensables à la faune, de la biodiversité en général. Nous avons organisé deux conférences : l’une sur le rôle des abeilles et sur la qualité du miel - l’autre sur les papillons (tributaires de la survie des chenilles !)

Proches de l’Agence de l’Eau, nous participons à toutes les initiatives relatives aux zones humides, visites de sites « témoins » de gestion à long terme. Nous n’avons de cesse d’informer à propos de toutes ces « collectes » d’information.