Strict Standards: Only variables should be passed by reference in /var/www/vhosts/eda-lille.org/httpdocs/config/ecran_securite.php on line 225 Juin, la « saison » des bilans 2010 de Lille Métropole et nos remarques à propos des divers rapports - Environnement et Développement Alternatif

Accueil du site > Actualité > Locales > LMCU et Conseil de Développement > Juin, la « saison » des bilans 2010 de Lille Métropole et nos remarques à (...)

Juin, la « saison » des bilans 2010 de Lille Métropole et nos remarques à propos des divers rapports

samedi 23 juillet 2011 , par Anita Villers - envoyer l'article par mail - - fontsizeup fontsizedown

Eau potable :

Le volume d’eau disponible reste toujours en flux tendu et des investissements ont été consentis pour « réparer » certains captages fermés depuis plusieurs années. De nouvelles technologies permettent d’épurer, de filtrer les eaux pour limiter notamment les quantités de nickel. ...
Jusqu’aux normes en vigueur. D’autre part les mesures prises pour protéger les champs captant permettent de davantage « garantir » la sécurité d’un gisement précieux pour l’approvisionnement de la Métropole. Enfin le projet de création d’une nouvelle usine de traitement des eaux de surface de la Lys plus proche de Lille se précise : ce sera un complément précieux. Même si globalement la demande en eau potable reste stable, il est important de disposer de réserves au cas de problèmes imprévus (pollutions ou autres...)
Nous avons eu des contacts très constructifs avec les élus et techniciens à propos des orientations à venir en ce qui concerne la prochaine délégation de la distribution d’eau ou la création d’une régie directe. Nous participerons, au titre du « collectif eau équitable » aux rencontres pendant les deux années à venir pour présenter nos avis, recherches pour qu’une tarification plus équitable soit instaurée, quelle que soit au final la décision qui sera prise. C’est une reconnaissance des recherches que nous avons engagées à ce sujet et aussi de notre présence régulière chaque année aux rencontres de la commission consultative.
Visite du lagunage de Deulémont – Quelques mots sur ce qu’est un prétraitement station épuration


Assainissement :

La comparaison des chiffres clés du service public d’assainissement 2009 et 2010 montrent que LMCU poursuit de manière significative des investissements pour améliorer un service déjà performant : deux stations d’épuration supplémentaires, un nombre de bassin de stockage et déversoirs d’orages en augmentation, des réseaux d’assainissement séparatifs plus longs, plus de 2000 nouveaux branchements et/ou branchements reconstruits...
La lecture du bilan 2010 montre que les dispositifs affectés à la surveillance des réseaux ou les modélisations hydrauliques sont maintenant opérationnels et contribuent à la qualité de la gestion en matière d’assainissement.
Plus de 50 Km de fossés ont été entretenus, ce qui constitue une garantie du bon écoulement des eaux pluviales même si cette gestion devrait parfois être assurée par les riverains ! L’augmentation des bassins déversoirs constitue aussi un facteur important de prévention des inondations.
Les contrôles concernant l’assainissement non collectif ont beaucoup progressé mais la mise aux normes des habitats dispersés prendra encore du temps. Des aides existent mais c’est aux particuliers de les solliciter. Le maire de la commune peut également intervenir auprès de l’Agence de l’eau pour appuyer les demandes.
En ce qui concerne les pollutions diffuses industrielles la création d’un service Veille Sanitaire et Ecologique est un atout précieux pour faciliter le dialogue et trouver les meilleures réponses possibles pour respecter les normes de rejets.
Pour les rejets agricoles c’est de la compétence de la Direction Départementale des Territoires et de la Mer et nous n’avons pas pour le moment obtenu de précisions à ce sujet.
Nous avons également posé à nouveau la question de la gestion des rejets de micropolluants nocifs tels les médicaments, les radioéléments, les effluents hospitaliers...
Des boues de stations d’épuration sont valorisées en compost mais d’importants tonnages sont incinérés ou plutôt « valorisés » pour produire de l’électricité : nous ne sommes pas persuadés que ce soit la meilleure voie de valorisation... de même que nous ne pouvons que déplorer les aléas liés à la production de biogaz pour les bus. Le projet innovant qui, à nos yeux donnait une relative indépendance à LMCU pour assurer l’approvisionnement des transports en commun, a connu beaucoup de contraintes réglementaires à propos d’une conduite passant sous une route : les enjeux à long terme de ce projet ont intéressé les multinationales. Actuellement d’ailleurs des modalités d’achat et vente sont en cours de négociations et les bus ne roulent toujours pas avec le gaz produit ce que nous déplorons. Quel gâchis !


Déchets :

Depuis fin 2008, tous les habitants de la métropole trient leurs déchets. C’est une nouvelle étape franchie par LMCU avant sans doute le troisième volet très complexe, celui de l’optimisation du gisement des encombrants. D’une année sur l’autre nous pouvons constater les améliorations des collectes et les efforts consentis pour maximiser la valorisation (papier par ELISE – déchets de cantine – déchets de foires et marchés – bennes de grande capacité – bacs de grande capacité dans les grandes surfaces ...)
Quelques informations ont suscité des questions de notre part notamment le fait que « plus de 11 millions de sacs ont été achetés et distribués » à titre de contenants pour éliminer les déchets ménagers de nombreux habitants. Nous pensions que les problèmes de tri concerneraient les habitants des immeubles collectifs. Ce n’est pas le cas puisque les emplacements dédiés aux déchets sont aménagés avec bacs bien distincts le plus souvent à l’extérieur de l’immeuble et les tris sont satisfaisants.
Les sacs concernent donc les habitats en rangée avec couloirs de petites tailles.
Ils sont fabriqués à partir de pétrole et incinérés ce qui ne nous semble pas la meilleure des solutions. Certes, les récipients de petites tailles réutilisables comme le sont les poubelles « classiques » qui ont été proposés ont été volés d’où la décision d’utiliser des sacs « jetables ». Nous avons demandé si ces pratiques étaient temporaires : la multiplication des colonnes enterrées de proximité favorisant l’apport volontaire des habitants pour une partie du gisement (flaconnages/fibreux...) ne peut-elle constituer une partie de la solution ? Il en est de même pour les habitants qui pratiquent le « monoflux » c’est-à-dire qui ne trient pas aussi finement leurs déchets dont une partie ne peut donc être valorisée mais il ne semble pas que les usagers soient prêts à se déplacer jusqu’aux bornes !
Le ramassage des encombrants en porte à porte par contre va être supprimé et les habitants vont devoir se rendre aux déchèteries réparties sur tout le territoire. Seuls les articles volumineux seront ramassés à domicile. Une filière valorisation matières pourra donc être mis en place, ce qui limitera les recours aux décharges et à l’incinération comme c’était le cas jusqu’à présent. Une filière recyclage des textiles est également envisagée à court terme. Les actions de sensibilisation restent primordiales – il est nécessaire de formuler des rappels réguliers sur l’importance de tris bien compris, bien réalisés : les coûts en dépendent.
Un nouveau chapitre très intéressant à propos du bilan carbone a fait son apparition dans le bilan 2010. Cela participe de la prise de conscience des services des impacts des choix retenus en matière de gestion du territoire, ici, en l’occurrence, à propos des déchets.
Ces informations contribuent à faire évoluer les comportements de tout un chacun. Nous n’avions pas conscience des quantités de Co2 rejetées : ces nouveaux paramètres interpellent et contribuent à la nécessaire adaptation à des modes de fonctionner différents et au final peu contraignants.


Pour ces trois pôles, nous recevons toujours les réponses aux questions que nous posons après que les élus aient validé les rapports ce qui atteste d’un réel échange participatif et surtout constructif (voir rapports et remarques sur le site EDA).