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Envoi de mails, impressions papier, recherches sur le web..., la dématérialisation a aussi un impact sur l’environnement

samedi 3 septembre 2011 - envoyer l'article par mail - - fontsizeup fontsizedown

En 2008, selon le rapport "Impacts of Information and Communication Technologies on Energy Efficiency", réalisé par BIOIS (spécialiste des études et du conseil dans le domaine de l’information environnement et santé sur les produits) pour la Commission européenne, les Technologies de l’Information et de la Communication (ou TIC) contribuaient en 2005 à hauteur de 2% aux émissions européennes de gaz à effet de serre. Cette contribution pourrait atteindre jusqu’à 4% à l’horizon 2020.

Aujourd’hui, l’ADEME vient de publier un nouveau rapport après avoir effectué des analyses de cycle de vie sur trois pratiques courantes des TIC : le courrier électronique, la recherche sur Internet et l’utilisation de clé USB. Electricité consommée certes mais aussi le cycle de vie des matériaux utilisés ont été intégrés dans les paramètres de l’étude. Un email émettrait 19 grammes de CO2 !


-  Le courrier électronique
En moyenne, 247 milliards de courriers électroniques ont été envoyés par jour dans le monde en 2009 spams compris. Un chiffre de 507 milliards est prévu pour 2013 !
Les scénarios de l’étude de l’ADEME montrent que chaque collaborateur d’une entreprise française de 100 personnes reçoit en moyenne 58 emails et en envoie en moyenne 33 par jour, avec une taille moyenne d’environ 1 Mo. Ces envois de courriers électroniques entraînent des émissions de gaz à effet de serre puisqu’ils nécessitent des serveurs informatiques, des réseaux et de l’électricité.
Sur la base de 220 jours ouvrés par an, ces dernières représentent 13,6 tonnes équivalent CO2.
Plusieurs facteurs déterminent l’empreinte carbone des emails : temps de lecture à l’écran, impressions papiers éventuelles, temps de stockage des mails sur serveur informatique, nombre de destinataires, poids des pièces jointes au mail... Le meilleur mail, d’un point de vue écologique, est donc un mail qui comporte peu ou pas de pièces jointes, envoyé à peu de destinataires, qui ne sera pas imprimé et qui sera rapidement détruit.
Diminuer de 10 % la proportion d’envoi de courriels de 10 Mo au sein d’une entreprise de 100 personnes permettrait un gain de 8 tonnes équivalent CO2 sur un an.


- L’impression de documents
Diminuer de seulement 10% le nombre d’impression des courriers électroniques reçus par les employés d’une entreprise de 100 personnes permet d’économiser 5 tonnes équivalent CO2 sur un an. De plus, régler son imprimante par défaut en mode noir et blanc, brouillon, recto/verso, 2 pages par face permet de diviser par 3 les émissions de gaz à effet de serre.
Alors, lecture à l’écran ou impression ?
L’étude s’est basée sur un document de 200 pages. Si le temps de lecture n’excède pas 2 à 3 minutes par page, il apparaît que la lecture à l’écran a moins d’impact sur le potentiel de réchauffement climatique que l’impression. Au-delà, l’impression noir et blanc, recto/verso et 2 pages par feuille devient préférable. Ainsi, contrairement aux idées reçues, une impression réfléchie est plus écologique qu’une lecture à l’écran.


- Requête sur le Web
Il est estimé qu’un internaute français effectue en moyenne 2,6 recherches sur Internet par jour, soit 949 recherches par an (365 jours/an). Sur la base de 29 millions d’internautes en France, les émissions de gaz à effet de serre représenteraient 287 600 tonnes équivalent CO2. Pour un internaute individuel, cette recherche d’information sur Internet via un moteur de recherche représenterait 9,9 Kg équivalent CO2 par an.
Afin de réduire l’impact écologique d’une recherche sur le web, il faut renseigner des mots précis dans le moteur de recherche afin d’atteindre plus rapidement le site souhaité.


- Faire durer son ordinateur
Plus la durée de vie de l’ordinateur est longue, plus les impacts sur la production et la gestion des déchets sont amortis. Ainsi, en passant de 4 ans à 7 ans d’utilisation, les impacts environnementaux d’une requête Web classique sont réduits d’environ 20 à 35 %.
Selon l’étude de l’ADEME, utiliser un ordinateur plus longtemps évite l’émission de 2,3 kg équivalent CO2 par an. Cette économie représente annuellement -à l’échelle de la France- un total d’émissions de CO2 équivalentes à environ 500 millions de km parcourus en voiture.
Note : sur un écran Samsung LCD 20", un moteur de recherche avec un fond noir diminue la puissance électrique réclamée par l’écran de 12 à 28%, en fonction du moteur.


- Les clés USB
D’une manière générale, la distribution à tout va de clés USB n’est pas une bonne idée du point de vue de l’environnement, car ces supports, souvent abandonnés par la suite, doivent être fabriqués avec des composants électroniques. Il est plus judicieux de partager des documents sur un site Internet dédié au partage de fichiers, il en existe maintenant de nombreux.

Source : Analyses de Cycles de Vies des Technologies - Courriers électroniques, requête Web, clé USB : quels impacts environnementaux ? – ADEME