Strict Standards: Only variables should be passed by reference in /var/www/vhosts/eda-lille.org/httpdocs/config/ecran_securite.php on line 225 Sommes-nous conscients de l'état alarmant des sols au niveau mondial ? - Environnement et Développement Alternatif

Accueil du site > Thèmes > Sols > Les dossiers > Sommes-nous conscients de l’état alarmant des sols au niveau mondial (...)

Sommes-nous conscients de l’état alarmant des sols au niveau mondial ?

lundi 26 mars 2012 , par Anita Villers - envoyer l'article par mail - - fontsizeup fontsizedown

Conférences, rapports, articles de presse évoquent les effets irréversibles du réchauffement climatique et les indispensables changements de comportements qu’il faudrait adopter. Les règlements abondent pour justifier la nécessité de préserver la qualité de l’eau ou celle de la biodiversité.
Il est beaucoup question de transition, d’adaptation, d’anticipation pour tenter de prévenir, amoindrir les conséquences de potentiels phénomènes climatiques violents. Les actions à mener se focalisent sur le fait de réduire les rejets dans l’atmosphère, repenser les aménagements des territoires, promouvoir sobriété et efficacité énergétique... autant de mesures éminemment nécessaires, bien sûr...

Mais... ... si l’on ne prend pas garde à la quasi disparition de la source nourricière que constituent les sols, à quoi bon ? C’était notre souci en 1990 lorsque l’association a été créée : comment nourrir les êtres humains si les sols sont dégradés ou pollués à long terme par des métaux lourds, substances chimiques, radioéléments, et maintenant des nano particules...

L’un des objectifs de notre parcours associatif consiste à tenter de préserver le foncier pour développer les circuits maraîchers de proximité face aux appétits de promoteurs avides de terrains pour construire hangars et bâtiments sur des terres agricoles proches d’axes routiers. C’est parce que les coûts des transports sont dérisoires et la main d’œuvre autochtone sous payée que les productions de fruits, légumes voire de fleurs privent trop de peuples du Sud de leur souveraineté alimentaire et pire, de leurs terres.

Nous avons signé l’Appel de Paris pour appuyer la signature du règlement Européen REACH (2007) concernant les quantités de pesticides autorisées et surtout l’évaluation des risques potentiels sur la santé qu’ils représentent : nous militons pour une application plus stricte des décrets. Nous sommes aussi très attentifs aux éventuelles autorisations de cultures OGM en France pour les contrecarrer aussitôt.
Nous avons dénoncé les tentatives de marchandisation du vivant lors du sommet de Nagoya. Les écosystèmes, les insectes ont un rôle inestimable. Les plantes dites « sauvages » se révèlent indispensables, précieuses pour nourrir, guérir et même réparer les agressions subies par les milieux : aucune cotation boursière ne peut les remplacer !
Nous menons une veille citoyenne à propos de l’accaparement des terres agricoles par des multinationales avides de productions agroindustrielles telles des monocultures pour des agro carburants ou la fabrication d’huile de palme. Nous nous associons aux réseaux qui tentent d’empêcher de telles pratiques.

Depuis 1990 nous n’avons eu de cesse chercher à réhabiliter les sols de notre Région. En 2002 nos travaux avant-gardistes d’essais de phytotechnologies autour du site de Metaleurop n’ont pu aller à leur terme du fait de la fermeture du site, du manque de moyens financiers mais aussi de confiance de la part de certains experts scientifiques. Nous n’avons pas baissé les bras et dix ans plus tard nous sommes sur le point de voir naître un pôle de recherche à Halluin concernant la dégradation des dioxines issues de l’incinération de déchets ménagers grâce à des champignons microscopiques... notre Vœu pour 2012 ??