Strict Standards: Only variables should be passed by reference in /var/www/vhosts/eda-lille.org/httpdocs/config/ecran_securite.php on line 225 Lille Métropole : juin 2013 - Environnement et Développement Alternatif

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Lille Métropole : juin 2013

lundi 19 août 2013 , par Anita Villers - envoyer l'article par mail - - fontsizeup fontsizedown

Intense activité en juin 2013. Chaque année Lille Métropole adresse aux membres des commissions consultatives les bilans de l’année précédente à charge pour eux de formuler des remarques avant l’adoption des rapports par les élus. Quelques points essentiels des avis que nous avons formulés :

- Gestion des déchets

Nous tenons à exprimer un amer regret face à la disparition d’une orientation à laquelle nous étions très attachés. Nous étions restés sur les trois objectifs fondateurs de la SEM Triselec à savoir : Jeter MOINS - Trier PLUS -Traiter MIEUX or Jeter MOINS n’apparaît plus dans le descriptif des orientations 2012.
Reste une gestion surtout axée vers une valorisation marchande maximale pour amortir les investissements consentis, certes compréhensible, mais qui occulte à nos yeux un point majeur de l’engagement : l’encouragement à réduire les déchets à la source.
Le principe du monoflux qui s’est développé en métropole lilloise est contestable. Il réduit la part des déchets à valoriser, augmentant de ce fait celle des déchets à incinérer. Les sacs plastiques sont-ils recyclés ou condamnés à être brûlés pour doper la combustion ? _ L’objectif n’est pas d’améliorer les rendements énergétiques de l’incinération ni d’augmenter le rapport de la vente d’électricité. Nous souhaitons MOINS d’incinération.
La gestion des encombrants reste le point noir à améliorer en priorité car là aussi c’est l’incinération qui est privilégiée jusqu’à présent.
La directive européenne 2008/98 fixe un objectif de recyclage de 50% en 2020. Les Pays d’Europe du Nord mettent en œuvre l’économie circulaire limitant ainsi les mises en décharge et surtout valorisant au maximum leurs déchets.
L’importance des gisements à traiter, les quantités incinérées sont à nos yeux encore beaucoup trop importantes. La tenue d’assises des déchets serait bienvenue pour mettre en œuvre le JETER MOINS !

- Assainissement – gestion des eaux usées

L’assainissement, une compétence gérée en régie, ce que nous souhaiterions pour l’eau potable dans un avenir proche. LMCU assure en effet un service de qualité aux habitants du territoire métropolitain. 99,5%, tel est le taux de desserte couvert par les réseaux de collecte des eaux usées, ce qui concrétise l’importance des investissements consentis et la pertinence des services rendus.
L’assainissement non collectif s’est beaucoup amélioré et il y a tout lieu de penser que toutes les habitations seront contrôlées d’ici 2014, échéance fixée dans le cadre de la fin du mandat actuel.
En ce qui concerne la gestion des boues de station d’épuration nous continuons d’espérer qu’elles soient intégrées au gisement „vert“ : il nous semble en effet plus adapté de les transformer en bio-gaz qu’en électricité
Nous souhaiterions, qu’à l’exemple de Munich en Allemagne, une action soit menée envers les agriculteurs pour qu’ils deviennent les garants de la qualité de l’eau en orientant leurs productions vers le bio et en facilitant les recours aux circuits courts au sein des marchés publics. Nous suivons avec grand intérêt la proposition de dédier des terres au maraîchage à plusieurs jeunes agriculteurs à Wavrin au Sud de Lille.

- Approvisionnement en eau potable

Le rapport qui nous a été remis se veut très pédagogique sur les différentes orientations possibles pour les années à venir : ce n’est donc pas un bilan comme les années précédentes. C’est une présentation des diverses options et questions qui découlent de chaque scenario potentiel : régie – délégation – système transitoire... Les aléas juridiques avec le délégataire Eaux du Nord – alias Suez Environnement– ont conduit LMCU à moduler une position que nous espérions différente compte tenu des échanges que nous avions eus courant 2012 dans le cadre des ateliers préparatoires à la décision au titre de notre présence au sein du Collectif Eau Equitable de Lille, structure qui donne la parole aux habitants.
La lecture de la conclusion confirme nos doutes et va même au delà : 8 ans pour observer et « en fonction des résultats de la consultation, Lille Métropole se réserve la possibilité de ne pas donner suite à la procédure de délégation de service public et d’opter finalement pour une gestion en régie » ! De la prudence pour observer certes mais 8 ans !! C’est vraiment trop long et nous sommes déçus.