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Rencontre information/échanges "phytosanitaires"

lundi 6 décembre 2004 - envoyer l'article par mail - - fontsizeup fontsizedown

Les phytosanitaires au jardin
Soirée information/échanges organisée par les associations EDA et Maison du Jardin 22 novembre 2004 - MNE - Lille.

en présence de : Sylvain Victor (Agence de l’Eau Artois Picardie) - Sylvie Sénéchal (Fédération Régionale de Défense des Organismes Nuisibles) - Florence Desmaretz (DRAF Direction Régionale Agriculture Forêts)

Compte rendu de la soirée : après quelques mots de bienvenue et de remerciements, la définition des objectifs généraux de chaque association et la convergence des points de vue en ce qui concerne la soirée ont été présentées, à savoir la nécessité de connaître mieux :
- l’impact des phytosanitaires couramment utilisés dans les jardins sur les produits récoltés, le sol, l’eau,
- les dangers de leur manipulation pour le jardinier
- les conséquences pour la santé de tous
- le problème de l’élimination des produits non utilisés, périmés et des emballages vides.

Les exposés tout à fait complémentaires présentés par les trois intervenants ont abordé chacun de ces points. L’utilisation des phytosanitaires est très réglementée. Des contrôles réguliers sont faits au niveau des exploitations agricoles, des espaces verts, des bords de route, des délaissés SNCF.
Pour les jardins, c’est aux utilisateurs à se conformer strictement aux modes d’emploi et la rencontre de ce soir permet d’insister sur le fait que chaque substance chimique de synthèse a un rôle très précis.
Les mélanges ou doses excessives sont inutiles et surtout dangereux de même que les délais avant récolte afin que les denrées ne soient pas contaminées.
Enfin le traitement doit inclure le rinçage des pulvérisateurs car tous rejets dans le milieu s’avèrent très nocifs pour les écosystèmes qu’ils parcourent.

De plus en plus de captages d’eau potable sont contaminés.

Les coûts à envisager pour dépolluer les eaux contaminées sont en constante augmentation : de nombreux maires s’inquiètent car ils ne sont plus en mesure de garantir la qualité des eaux alors qu’ils sont garants de la santé des habitants de leurs communes.

Ils ne sont pas les seuls à tirer la sonnette d’alarme. Des initiatives émanant notamment du milieu médical ont apporté un éclairage scientifique très alarmiste sur « ces maladies créées par l’homme » titre du livre du docteur Dominique Belpomme* présenté lors du colloque International de l’Unesco le 7 mai dernier, colloque qui s’est achevé par le lancement de l’Appel de Paris destiné à dénoncer le fait que de nombreuses maladies résultent de l’ingestion de produits chimiques.
Des tests médicaux ont déjà permis d’identifier des produits particulièrement dangereux dans le sang de tout un chacun : la vraie solution réside dans l’arrêt rapide de la production de polluants chimiques identifiés comme très dangereux. Les phytosanitaires représentent un énorme quota de produits chimiques qu’il est donc urgent d’interdire.

Ce mouvement espère convaincre les responsables politiques qui préparent en ce moment et jusqu’au printemps 2005 un projet de réglementation des produits chimiques dénommé REACH d’interdire des produits dangereux pour la santé de tous.
De par la notoriété des signataires mais surtout de la pression exercée sur ces futures décisions dépendra l’importance des décisions qui seront prises sachant que le lobby chimique exerce des pressions considérables pour revoir à la baisse le contenu initial du projet.
Jacques Chirac avait annoncé, le 22 juillet 2004, le lancement d’une grande enquête épidémiologique sur les effets des pesticides chez les agriculteurs, dans le cadre de la lutte contre le cancer qui était une des priorités de son septennat.Il vient pourtant de revoir à la baisse ses intentions puisqu’il propose d’autoriser l’utilisation des stocks disponibles avant interdiction définitive !!

Peut-on s’en passer ?

Une gestion différenciée et une meilleure connaissance des écosystèmes constituent des atouts précieux pour limiter l’usage de produits de plus en plus performants à petites doses certes mais nécessitant un respect absolu des modes d’emploi. De plus en plus de jardiniers recherchent des conseils pour récolter des produits de qualité sans adjuvants chimiques. Des stages sont régulièrement proposés par l’association Maison du Jardin pour aider à préparer des produits naturels efficaces et pratiquer des méthodes douces plus respectueuses de l’Environnement de Tous. Conférences et diffusion de fiches conseils sont également organisées par les différents intervenants.

Anita Villers
présidente d’EDA.

voir l’article APPEL DE PARIS de la rubrique SANTE

* le professeur Dominique Belpomme est président de l’Artac Association française pour la recherche thérapeutique anti-cancéreuse 57-59 rue de la Convention 75015 Paris

* Greenpeace 22 rue des Rasselins, 75020 Paris