Sortir du vacarme, cultiver nos solidarités et complémentarités

Le monde sature. Entre montées en puissance de pressions et menaces géopolitiques mondiales, « bruit permanent en boucle » de certains médias et de représentants politiques pour créer un sentiment d’instabilité jusqu’aux invectives sur certains plateaux TV, il devient difficile de déceler quelles sont les priorités et les façons de les mettre en œuvre. L’objectif est-il de faire croire que celui qui crie le plus fort a raison, que la violence du verbe vaut vérité ? C’est pourquoi, en ce début d’année 2026, pour prouver le contraire, nous avons proposé une conférence débat démontrant que c’est dans le calme de l’action concrète et de l’intelligence collective que se construit l’avenir.

Ne pas se laisser « embrouiller » par les faux indicateurs

La stratégie du vacarme médiatique cherche à nous paralyser en présentant toute alternative comme une utopie. Les chiffres sur le PIB dont nous sommes sans cesse bombardés finissent par faire croire qu’ils sont l’unique boussole pour améliorer les conditions de vie grâce au maintien d’une croissance continue. Or, il est important de le rappeler ici, le PIB ne mesure ni la santé de nos sols, de notre eau, ni la qualité de nos liens.                                

Il est temps de changer de lunettes : privilégions le « PIB vert » basé sur les indices de santé et bien-être sociaux. Sortons de la dépendance aux marchés mondiaux et aux produits à bas coûts qui exploitent l’humain, les milieux de vie et, qui plus est, sont de mauvaise qualité.

La force des « Communs » : de la théorie à la pratique

Loin des polémiques, des solutions s’enracinent. Ce sont les Communs : des ressources gérées ensemble, avec des règles partagées.

En métropole de Lille, avec l’association Entrelianes, des citoyens s’approprient la connaissance du cycle de l’eau pour mieux la protéger.

Dans nos entreprises, avec le Club Noé ou la coopérative TILT, on passe de la vente de masse à l’économie de la fonctionnalité (offrir un service plutôt qu’un produit).

Par nos outils économiques, les coopératives « Licoornes » (Enercoop, Wincoop, Mediacoop etc.) permettent de reprendre la main sur l’énergie ou l’information.

Transformer le territoire : l’exemple de la «frugalité»

La transition n’est plus un concept, c’est un chantier. La visite de « La Réserve » à Nœux-les-Mines en est la preuve éclatante. Là où d’autres auraient démoli une friche commerciale pour reconstruire du neuf, l’association Nœux Environnement a choisi la frugalité : réutiliser le bitume en bordures, garder la structure bâtie, isoler avec de la paille et du chanvre, matériaux locaux, et transformer 20 000 m² de terre en espace nourricier.

La santé au cœur du panier

Le portrait d’Hugues Trachet aux « Hauts Jardins » de Villeneuve d’Ascq illustre parfaitement ce qu’est un « territoire nourricier ». Ici, la ville investit dans la fertilité des sols et la biodiversité (sauvegarde du triton crêté). 

Plus engagé encore, le dispositif des «ordonnances vertes» permet à des femmes enceintes d’accéder à des paniers bio financés par la ville. Les médicaments ne sont plus les seuls à soigner mais une alimentation saine et une sensibilisation aux polluants environnementaux pour limiter l’achat de produits qui en contiennent sont de précieux atouts.

Ne laissons pas ceux qui parlent fort confisquer notre futur. La réponse au chaos n’est pas dans le fracas des mots, mais dans la multiplication d’initiatives locales concrètes, nourricières et solidaires. C’est par la réponse aux besoins essentiels de chacun et le partage des ressources que se dessine notre véritable « pleine santé ». 

Nous y travaillons, rejoignez-nous !

Anita Villers
Vice-Présidente

Grégoire Jacob
Président

Lire le Bouffée d'air 180

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