Retrouver le beau, le commun, le possible
Dans un monde saturé de crises environnementales, sociales et démocratiques, il est parfois difficile de garder le cap et de continuer à croire en la force des solidarités. Pourtant, partout autour de nous, des initiatives discrètes mais puissantes témoignent d’une autre réalité : celle d’un collectif humain qui ne renonce pas, qui crée, qui répare, qui défend ce qui est commun et précieux.
Notre participation aux Universités d’été des Mondes Sociaux et Mondes Solidaires en a été une illustration forte. Nous avons eu l’honneur d’alerter sur les sites d’extraction d’uranium laissés à l’abandon, témoins silencieux d’une catastrophe environnementale et sanitaire au long cours. Notre intervention, écoutée avec attention et reconnue par de nombreux participants, a rappelé que la lutte pour la justice environnementale est avant tout une lutte pour la dignité humaine et pour la mémoire des territoires.
Et au milieu de ces constats sévères, d’autres récits nous donnent souffle et espoir. Celui, par exemple, de la production d’électricité à partir d’un moulin à eau à Nantes. Une technologie ancienne, presque oubliée, pensée aujourd’hui avec intelligence et modernité pour offrir une solution locale, durable et citoyenne. Ou encore celui des 20 ans de la coopérative Solis Métropole, qui démontre avec force qu’un projet coopératif porté par des habitants peut être pérenne, utile, et transformer un territoire.
Nos engagements se poursuivent également à travers la valorisation des jardins partagés. Jardiner ensemble, cultiver une terre commune, apprendre à produire, récolter, transmettre… c’est déjà construire un autre monde. Un monde où chacun reprend place dans l’action et dans la relation, où l’on passe de consommateurs passifs à communautés de soin et de production.
Toutes ces expériences nous rappellent une évidence : un autre monde n’est pas seulement souhaitable — il est déjà en train d’advenir. Il se construit en local, dans l’attention aux communs, dans les solidarités modestes ou extraordinaires, dans les projets qui rassemblent plutôt que ceux qui divisent. Il se construit chaque fois qu’une voix se lève pour dire : nous pouvons faire autrement.
Continuons à mettre en lumière ces initiatives, à les relier, à les renforcer. Continuons à défendre la beauté de ce que les humains sont capables de faire lorsqu’ils choisissent la coopération plutôt que la résignation.
Parce qu’en valorisant les communs, nous faisons émerger l’économie locale et sociale de demain — une économie vivante, démocratique et durable.
Ensemble, nous pouvons accélérer les changements indispensables à de nouvelles façons de produire, de consommer, de vivre en société, en étant acteurs de la valorisation de toutes les initiatives concrètes qui fourmillent et ne demandent qu’à se déployer.
Rejoignez nous le 29 janvier 2026 pour en discuter !
Anita Villers
Vice-Présidente
Grégoire Jacob
Président de l’association EDA
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