L’énergie est une question clé dans la manière de percevoir les enjeux du développement planétaire.

L’accès de tous aux ressources énergétiques, le respect des équilibres écologiques constituent les atouts majeurs d’une économie solidaire et durable dans l’espace et dans le temps.

Les énergies fossiles, charbon, pétrole, bois, gaz, minerais, sable, uranium… dorénavant en déclin, ont largement contribué au changement climatique mais aussi monocultures, élevages – usines…  « L’extractivisme » est basé sur la surexploitation des gisements pourtant en déclin avec aujourd’hui la filière gaz de schistes pour répondre à la course à la surconsommation au détriment de toute précaution environnementale.

Souvent citée comme énergie produite sans rejets de CO2 l’électricité nucléaire présente de nombreux inconvénients : des risques d’accidents aux conséquences graves à long terme, l’absence de solutions pour gérer des quantités en croissance constante de déchets dangereux dont certains à vie très longue.

Bouffée d'air n° 141
Radioprotection dans le milieu médical

Radioprotection dans le milieu médical (2)

Dans la droite ligne de notre souci santé/environnement, il nous est apparu opportun de soulever la question de la radioprotection des patients bien-sûr mais aussi de toute la chaine des intervenants médicaux. Les progrès technologiques permettent d’énormes progrès en imagerie médicale mais nécessitent une formation accrue de l’ensemble du personnel, du brancardier au chirurgien.

EDA a organisé 3 événements sur ce thème en partenariat avec le Réseau Santé Qualité.


Quelles alternatives?

Quelles alternatives?

La sobriété : isolation des bâtiments anciens, nouveaux matériaux constructions neuves, bâtiments passifs …

Les énergies renouvelables, déterminantes pour une survie à long terme et en plein développement dans de nombreux pays : éolien terrestre et en mer surtout dans les Pays du Nord, panneaux solaires en Europe mais surtout en Chine. La France prend du retard pour s’orienter vers les alternatives au nucléaire en choisissant de prolonger encore le recours aux réacteurs nucléaires dont la maintenance s’avère couteuse sans parler des mesures de prévention des risques d’accidents potentiels admis puisque l’impossible au Japon est survenu et que le parc français est vieillissant.


EDA et le nucléaire

EDA et le nucléaire

Depuis plus de dix ans, dans le cadre de la loi transparence et Sécurité en matière nucléaire (TSN) du 13 juin 2006,  EDA participe à de nombreuses commissions au sein de l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) et l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN).

Il s’agit, au sein de diverses commissions, de discuter, proposer en vue de l’élaboration par l’ASN d’avis, de recommandations que cette instance indépendante adressera à l’État.

Les principaux groupes de travail concernent :

  • l'aménagement à long terme d'un territoire impacté par un accident nucléaire en s'appuyant sur les retours d'expérience des accidents de Tchernobyl et de Fukushima.
  • la rédaction d'un guide à l'intention des territoires où se situent les installations nucléaires de base donnant les règles à respecter pendant la phase d'urgence ainsi que les relais d'informations après évaluation de l'impact des rejets
  • la gestion des déchets : très gros dossiers (inventaire – stockage – entreposage en attente de la solution retenue par la France à savoir l'enfouissement (CIGEO)
  • la discussion sur l'acceptation ou non de seuils de libération des matières/déchets très faiblement radioactifs afin d'être valorisés, vendus (béton métaux..)
  • la radioprotection des travailleurs et notamment des sous-traitants
  • l'organisation des futurs démantèlements


EDA, Membre de l'ANCCLI

EDA, Membre de l’ANCCLI

ANCCLI – Association Nationale des Comités et Commissions locales d’informations

La circulaire Mauroy de décembre 1981 a conduit à la création auprès de chaque Installation Nucléaire de base d’une commission composée d’élus locaux, de représentants de l’entreprise et d’associations à titre d’information et de surveillance. L’objectif était de rassurer les habitants par une  surveillance régulière des conséquences des activités avec la possibilité demander des études complémentaires. Une rencontre nationale entre les seuls présidents de CLI et l’État avait lieu chaque année. Cette démarche d’information était trop restrictive. En 2000 a été créée l’ANCCLI pour amplifier l’information entre toutes les CLI et les riverains. En 2006, le rôle des CLI a été officialisé : elles ont dorénavant un statut juridique, des responsabilités pour mettre en œuvre l’information à propos des travaux relatifs à la sûreté, la concertation pour tout nouveau projet mais aussi la formation des membres.

Cela se traduit par la rédaction de recommandations via les livres blancs et l’organisation de séminaires d’information dédiés aux membres des CLI et aux associations locales.

EDA a été sollicitée pour participer à divers groupes de travail notamment sur la gestion post-accidentelle d’un territoire du fait de l’originalité de son engagement, Metaleurop consistant à initier le difficile dialogue entre tous les acteurs.

Nous participons aussi au groupe « gestion des déchets » (inventaire – transport – perspective d’enfouissement CIGEO) et, plus récemment, à celui portant sur « les enjeux du démantèlement ».