Participer à une enquête publique requiert de la part du citoyen de la ténacité et du courage car très souvent les dossiers sont volumineux, les points qui soulèvent question dilués dans divers chapitres – c’est un travail de fourmi qui au final modifie très rarement quoi que ce soit car c’est le commissaire enquêteur qui rédige son propre avis en fonction des remarques des participants. Quand le dossier est complexe, ils sont très peu nombreux.

Quand il s’agit de s’opposer à un projet considéré comme dérangeant (implantation commerciale, usine d’incinération, aire  pour gens du voyage…) les participants sont nombreux mais leurs arguments sont catégoriques NON, sans discussion. Qui plus est, même un avis défavorable du commissaire enquêteur est rarement pris en compte. Ce qui n’encourage pas à se déplacer pour argumenter.

Là aussi la nécessité d’une concertation en amont de tout projet est de plus en plus  reconnue comme indispensable par tous les acteurs du territoire, y compris par les porteurs de projets.  C’est une attitude qui fait son chemin et fait partie des «labels» recherchés par les entreprises en tant que critères sociaux économiques au sein du projet au même titre que les critères économiques.

Commission Nationale du débat public extention du port de Dunkerque