Ce Bouffée d’air d’été vous emmène au Kenya, à Madagascar, en Guyane avant de revenir à Villeneuve d’Ascq ! Alors que la situation sanitaire limite de nombreux déplacements, nous avons décidé malgré tout de vous embarquer dans un beau voyage plein de découvertes avec des sujets abordés ici qui sont rarement traités dans les médias classiques.

Essayons de voir également le positif en cette rentrée.

Le « jour du dépassement 2020 » est le 22 août. Trois semaines plus tard que l’an passé ! C’est le résultat de la baisse de consommation mondiale due à la pandémie de Covid 19. Le « Jour du dépassement » est la date théorique à laquelle l’humanité a consommé, depuis le 1er janvier, plus de ressources naturelles que la Terre ne peut lui en fournir sur l’année. Autrement dit, à partir de cette date, nous privons les générations à venir des ressources dont elles auraient besoin. La date est calculée, depuis 2003, par l’ONG américaine Global Footprint Network pour mesurer la consommation toujours plus importante des hommes sur une planète  dont il faut hélas rappeler chaque année les limites.

Pourquoi cette date recule-t-elle en 2020 ?

C’est exceptionnel cette année : en raison de la crise économique liée à la pandémie de Covid-19, nous avons mis trois semaines de plus que l’année dernière à consommer les ressources non renouvelables du globe. Mais hélas sur le long terme, la tendance est inverse : alors qu’en 1970, la Terre était sensiblement à l’équilibre (jour du dépassement, le 29 décembre), la date a avancé irrémédiablement jusqu’à atteindre le 29 juillet en 2019.

Cependant, ce ralentissement économique, qui va avoir des impacts sociaux dramatiques dans le monde, nous montre pourtant la voie que nous, pays occidentaux riches, devrions absolument emprunter de suite pour limiter notre impact environnemental et permettre aux pays en voie de développement d’accéder à davantage de bien-être.

Pour les experts des Nations unies, les actions nécessaires sont clairement identifiées : réduction des émissions de gaz à effet de serre, sortie des énergies fossiles, changement de modèle agroalimentaire….  Et d’ailleurs, c’est l’orientation proposée par la Convention Citoyenne pour le Climat. Là aussi, l’approche est porteuse d’espoir et, comme nous l’évoquons dans ce Bouffée d’air, à chacun de veiller à ce que  les propositions soient soumises “sans filtre” au vote du parlement, soit à référendum, soit à application réglementaire directe, à chacun de modifier encore davantage  ses  habitudes prédatrices.

Dans cette période d’incertitudes, s’appuyer sur les « bulles positives » est motivant. Les questions environnementales semblant enfin prises en compte à nous de faire en sorte que les actes suivent à tous les niveaux et d’y veiller en valorisant toutes les initiatives qui vont dans ce sens. Le déclic est là, l’envie aussi, les projets sont divers et nombreux dans toutes les régions, pays.. C’est encourageant.

Bonne lecture : Bouffée d’air n° 158

Grégoire Jacob, Président d’EDA